Les taliban n'ont pas pris de décision sur l'otage français

Publié le par FrAnKk

Les taliban n'ont toujours pas pris de décision concernant l'otage français qu'ils détiennent depuis le 4 avril en Afghanistan, déclare l'un de leurs chefs, le mollah Dadullah, dans une interview publiée jeudi par le quotidien italien Corriere della Sera.


Membre de l'ONG Terre d'enfance, le jeune Français, prénommé Eric, a été enlevé avec une de ses collègues, Céline, qui a été libérée samedi dernier, et trois accompagnateurs afghans.

"Les Français ont été enlevés selon notre principe qui consiste à frapper tous les étrangers liés à la coalition emmenée par les Etats-Unis", déclare Dadullah.


Interrogé sur le sort d'Eric et de ses trois compagnons afghans, le mollah répond: "Nous n'avons pas encore décidé (...) mais nous avons demandé que certains (détenus) taliban soient libérés et que les troupes françaises quittent le pays."

En libérant Céline, les taliban ont repoussé d'une semaine, jusqu'à vendredi prochain, l'ultimatum qu'ils avaient lancé.

Selon Dadullah, le président afghan Hamid Karzaï serait prêt à procéder à des échanges otages-prisonniers, comme cela a été le cas en mars pour le journaliste italien Daniele Mastrogiacomo, mais à condition que cela se fasse secrètement.

"Notre principe, c'est un de nos otages contre la libération de trois des nôtres aux mains du gouvernement. Karzaï est prêt à le faire mais en secret, nous voulons que cela se fasse publiquement", explique le dirigeant taliban.

Mastrogiaccomo a été échangé contre cinq détenus taliban, à la suite de pressions de Rome sur Kaboul. Karzaï a depuis lors affirmé qu'il ne se plierait plus à ce genre de marché.


Le traducteur et le chauffeur afghans du journaliste italien ont été tués par leurs ravisseurs. Selon Dadullah, ils étaient des espions ou avaient des liens familiaux avec des membres du gouvernement afghan.

"Mais tous les journalistes, y compris les journalistes occidentaux, peuvent venir parmi nous. Nous voulons simplement qu'ils rendent compte de la situation de façon honnête et factuelle", dit-il dans cette interview réalisée par téléphone satellitaire. "Nous n'avons pas l'intention de torturer ou de tuer les vrais journalistes."


Source : Reuters - lexpress.fr

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