Les combats s'intensifient au Liban
L'armée libanaise appellent les combattants islamistes du Fatah al-Islam, retranchés dans le camp de Nahr al-Bared depuis deux semaines, à se rendre.
appellent "les frères palestiniens (réfugiés du camp) à ne pas donner refuge à ces criminels".
Les positions du groupe extrémiste ont par ailleurs été pilonnées au canon de char et aux mortiers, provoquant des colonnes de fumée visible à distance. Plus d'une dizaine de chars de l'armée sont déployés au nord du camp où se concentrent les combats.
Selon des officiers, un commando de l'armée a pénétré de plusieurs centaines de mètres à l'intérieur du camp, à la faveur de la couverture d'artillerie. Une information que le porte-parole de l'armée s'est toutefois refusé à commenter. D’après l’armée, les combattants du Fatah al-Islam ont ouvert le feu vendredi matin en direction des positions de l'armée et de la route qui relie Tripoli, chef-lieu du Liban nord, à la frontière syrienne, la rendant impraticable. «L'armée a riposté aux tirs d'une manière précise aux canons de char et aux obus de mortier dans un acte de légitime défense tout en tentant d'épargner les civils», a-t-il dit, démentant des informations de presse faisant état d'acheminement de renforts autour de Nahr al-Bared dans le but de donner l'assaut.
5.000 réfugiés toujours à Nahr al-Bared
Trente-cinq militaires et au moins 33 rebelles ont été tués depuis le début des affrontements, le 20 mai. Le Fatah al-Islam refuse de livrer les hommes responsables de la mort de 27 militaires tués le 20 mai à la lisière de Nahr al-Bared.
A l'issue d'une rencontre avec le premier ministre, Fouad Siniora, le représentant de l'OLP au Liban, Abbas Ziki, a déclaré vendredi «que de mesures concrètes seraient prises pour qu'il soit mis fin à la prise en otage du camp (par le Fatah Al-Islam)».
Plusieurs milliers de réfugiés palestiniens ont fui le camp, qui comptait environ 31.000 personnes, à la faveur d'une trêve fragile intervenue le 22 mai. Environ 5.000 y seraient restés, selon l'Agence de l'ONU pour l'aide aux réfugiés palestiniens (Unrwa).
Les affrontements ont repris alors que le pays est profondément divisé après la création mercredi par l'ONU du tribunal chargé de juger les assassins du dirigeant Rafic Hariri.
Source : lefigaro.fr (avec AFP)
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