Khartoum accepte le déploiement de 3 000 casques bleus au Darfour
Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, et le Conseil de sécurité ont accueilli avec un optimisme prudent l'ouverture soudanaise. Les détails du déploiement, qui pourrait prendre plusieurs mois, devaient être négociés, mardi, entre des représentants de l'ONU, du Soudan, et le président de la commission de UA, Alpha Oumar Konaré, en visite à New York.
"Ceci n'est pas la force robuste dont le Darfour a besoin", a précisé le responsable des opérations de maintien de la paix, Jean-Marie Guéhenno, selon lequel les renforts de l'ONU doivent préparer le terrain pour la force hybride. Le Conseil de sécurité a également appelé au déploiement "sans délai" de la force de 20 000 hommes autorisée par la résolution 1706 du 31 août 2006. Selon l'ONU, celle-ci devrait être africaine "autant que possible", mais placée sous commandement de l'ONU. Le Soudan exige au contraire qu'elle soit contrôlée par l'UA.
Pour se prémunir contre tout nouveau revirement de Khartoum, le Royaume-Uni travaille à un renforcement des sanctions. Le projet prévoit un allongement de la liste des personnalités soudanaises frappées de mesures financières et diplomatiques, un élargissement de l'embargo sur les armes et une surveillance accrue de l'embargo sur les survols offensifs du Darfour où, selon l'ONU, les attaques aériennes du gouvernement soudanais ont repris.
Source : http://www.lemonde.fr