Diouf : "Plus de joker"
Pape Diouf fait le point sur la fin de saison du club phocéen. A quelques encablures de la demi-finale de Coupe de France face à Nantes, le président de l'OM affirme que son équipe n'a "plus de joker". Il fait également un point sur le futur : les cas Ribéry, Cissé et le recrutement. Exclusif.
PAPE DIOUF, l'Olympique de Marseille va mieux. Une victoire face à Lille (4-1
) et un match nul à Valenciennes (0-0) ont-ils permis de revoir à la hausse les objectifs de fin de saison ? Vous sembliez pessimiste il y a peu...
Pape Diouf : Il y a des propos d'après-match qui traduisent parfois une déception ponctuelle. Ce fut le cas à Lorient (2-1). Mais quand même au soir de cette défaite subie à Lorient, si j'avais bien voulu regarder la situation, je me serais rendu compte mathématiquement que l'affaire n'était pas du tout pliée et que nous étions encore dans nos objectifs pourvu que nous abordions différemment la dernière ligne droite. Alors oui, nous sommes redevenus compétitifs pour la qualification en Ligue des Champions. A nous maintenant de bien aborder la dernière ligne droite.
Le retour de Franck Ribéry et la possibilité de revenir à une organisation plus offensive semblent avoir fait du bien à l'Olympique de Marseille ?
P. D. : Ce n'est pas par hasard si on avait fait des pieds et des mains pour garder Franck Ribéry. Nous savions à ce moment là de quel poids il pouvait être sur le jeu de notre équipe. Qu'il se soit illustré face à Lille la semaine dernière n'est que la conséquence heureuse de notre choix de le garder. Pour en revenir à notre dernière défaite, à Lorient, il faut dire qu'il nous manquait. Mais Habib Beye et Julien Rodriguez aussi. Pour une équipe comme la notre qui n'a pas ce banc dont peut se prévaloir l'Olympique Lyonnais, ce n'est pas rien. La défaite pouvait aussi s'expliquer par ces multiples absences.
Justement, Habib Beye a fait son retour samedi à Valenciennes (0-0) et parlait de "semaine capitale". Etes-vous sur la même longueur d'onde que votre capitaine ?
P. D. : Je suis absolument d'accord mais le problème est que ce n'est pas seulement une semaine capitale pour nous mais aussi pour les rivaux. Chacun tient à peu près le même discours. A celui qui traduira sur le terrain en tout cas ce type d'état d'esprit... J'espère que nos joueurs savent maintenant que l'on a plus de joker, plus de droit à l'erreur si nous voulons aller au bout, d'abord en championnat, ensuite en Coupe de France.
A la différence de la plupart de vos adversaires directs, vous avez en plus une finale de Coupe de France à décrocher mercredi face à Nantes...
P. D. : La Coupe de France reste un rendez-vous important. On sait que la coupe reste un objectif magique à Marseille, une compétition courue. On sait aussi que rien n'est jamais plus dangereux pour une équipe que d'en recevoir une autre qui semble être à l'agonie comme c'est le cas de Nantes. Cela peut être pour les joueurs nantais les gesticulations ultimes qui peuvent nous faire très mal. A nous de rester concentrés et rééditer le match que nous avons disputé contre Lille en essayant de faire prévaloir l'état d'esprit qui a présidé à notre prestation.
Une dernière question à propos du rachat de l'OM. Y a-t-il du nouveau ?P. D. : Pas à ma connaissance. Robert Louis-Dreyfus a très clairement dit que s'il prenait une décision dans ce sens, il préviendrait deux personnes en priorité : le maire de Marseille et Pape Diouf. Je n'ai aucune raison de penser qu'il y ait un nouvel acquéreur aujourd'hui.
Cela n'est-il pas de nature à perturber l'intersaison et les ambitions de l'OM ?
P. D. : Non pas du tout. Robert Louis-Dreyfus est là. C'est lui le propriétaire. Nous travaillons comme on le fait habituellement.
Source : Eurosport - Propos recueillis par Maxime DUPUIS - 17/04/07